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Conseillers principaux d'éducation

Compte-rendu de la réunion de CPE du bassin Amiens

Les collègues du bassin d’Amiens se sont réunis le mardi 26 novembre 2013 au collège d’Etouvie Amiens.

Retrouvez le compte rendu de cette rencontre.

Animateurs de bassin : Bouranja Sandra (collège d’Etouvie Amiens), Rihet Anne (lycée Édouard Branly Amiens), Desavisse Thierry (collège Jules Verne Rivery).

Sur 18 collègues inscrits, 15 sont présents.

Après un café de bienvenue, nous nous mettons au travail.

Le bassin amiénois ne s’est pas réuni depuis le 4 mai 2011 pour des raisons diverses et variées.
De ce fait, nous commençons la réunion par une présentation du réseau, son origine, son évolution, son fonctionnement, son(ses) but(s). Cela nous est paru d’autant plus nécessaire que plusieurs nouveaux collègues faisaient parti du groupe.
Puis nous avons effectué un tour de table afin que nous puissions faire plus ample connaissance. Chacun s’est donc présenté, a présenté son établissement d’exercice et éventuellement nous a exposé ses problèmes rencontrés depuis la rentrée. Tout cela a conduit à un échange peut-être un peu long et « brouillon » mais très intéressant et propice à la constitution du groupe.

Après une courte pause, nous avons repris le travail.
Comme c’était la première rencontre, nous avions décidé, en préparant cette demi-journée, de proposer aux collègues de choisir entre deux thèmes (le harcèlement à l’école ou les mesures de responsabilisation) ou éventuellement de pouvoir réfléchir sur un thème au choix qu’ils pourraient nous proposer.
Une majorité s’est dégagée pour le « harcèlement à l’école ». Vaste sujet.

Immédiatement est soulevé le problème de la prévention et de la lutte contre le harcèlement.
Chacun fait le même constat : le sujet est trop vaste et trop complexe pour qu’il puisse être traité de façon isolée et ponctuelle. Il nécessite un travail beaucoup plus en profondeur, un travail au quotidien, un travail sur la durée. Pour ce faire, on ne peut pas limiter les actions à une intervention auprès des élèves s’il n’y à pas un suivi par la suite. De ce fait, dans ce genre d’action, on ne peut pas se reposer uniquement sur la Vie Scolaire et plus particulièrement les CPE. La prévention et la lutte sont l’affaire de tous et doivent se faire quotidiennement. Chaque membre de la communauté éducative doit se sentir concerné et s’investir dans cette lutte.
En ce qui concerne le harcèlement, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à ce qui est appelé le cyber-harcèlement. Se pose alors un problème de compétence et de responsabilité. En effet, dans ce cas, l’origine du problème est extérieure à l’établissement, donc ne nous regarde pas, sauf s’il y a des répercutions à l’intérieur de l’établissement. On se retrouve un peu dans le même cas de figure qu’avec les incidents qui se passent aux abords des établissements. Jusque où et comment pouvons-nous intervenir voire même sanctionner si cela s’avérait nécessaire.

Légalement, chaque établissement a obligation de mettre en place un protocole de lutte contre le harcèlement qui doit être soumis en CA.
Mais comment impliquer tout le monde ? On peut toujours proposer la mise en place d’une politique de prévention et même si on y parvient se pose le problème du suivi, chose la plus difficile à réaliser.
Il semble qu’il est nécessaire de s’appuyer sur le CESC pour mettre en place ce genre d’actions qui entrent pleinement dans le cadre de ses attributions.
Plusieurs problèmes restent néanmoins en suspens.
il existe encore pas mal d’établissements où il n’existe pas de CESC ou qui ne fonctionne pas.
comment faire pour investir tout le monde, ce qui n’est pas facile, un certain nombre de personnes ne se sentant pas concernées et/ou compétentes.
le problème du contenu des interventions, notamment lorsque l’on travaille avec des associations extérieures. On peut avoir de tout, du très bien et du beaucoup moins bien.
Et encore une fois, le problème du suivi de ces interventions. Qui le fait ? Quand ? Comment ? Malheureusement, c’est toujours cet aspect qui est le moins développé.

Parmi les structures qui peuvent intervenir ont été citée entre autres : l’association Léo Lagrange (Démocratie et Courage), l’équipe mobile de sécurité, l’association Calisto (pour les problèmes liés à internet),...

Autres types de difficultés :
comment soutenir les enfants victimes, les parents.
que faire et comment quand une plainte à été déposée.
comment intervenir quand la victime a bien été identifiée.

La prévention se fait essentiellement au quotidien. Nous agissons souvent au coup par coup mais cela nous prend de plus en plus de temps. De plus, nous ne sommes pas forcement toujours alertés des situations. Les témoins, adultes ou élèves, ne transmettent pas nécessairement les faits dont ils sont témoins.
En ce qui concerne les réseaux sociaux, nous sommes plutôt démunis car lorsque les élèves ont quittés l’établissement,ils peuvent continuer leurs agissements de chez eux sans que nous puissions faire quoi que ce soit
Le problème le plus compliqué reste certainement celui du traitement des victimes.

Nous aurions très certainement pu débattre encore longtemps sur le thème, mais malheureusement nous devions rejoindre nos établissements respectifs, les trois heures de regroupement étant largement dépassées.

Nous avons néanmoins, avant de nous quitter, pu fixer notre prochaine date de réunion au mardi 4 février 2014 au collège Jules Verne de Rivery.
Parmi les thèmes que les collègues aimeraient voir aborder, il y a :
les mesures de responsabilisation.
la liaison école/famille.
le nouveau référentiel de compétence.
le protocole d’inspection.
les statistiques : que présenter ?

Mise à jour : 9 octobre 2015